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« Ici, Mako qui a un peu le blues »

Lost in Translation

8 mois que je suis rentrée du Japon maintenant. On pourrait croire que la nostalgie s’éloigne avec le temps, qu’on oublie les pétales de sakuras qui virevoltent autour de vous, les grande cocoa servis au Starbucks d’Akasaka Mitsuke, les jolies employés d’Itsuya qui vous amènent aux différents étages du building, le Tokyo theater de Roppongi qui vend du popcorn au caramel, les japonais qui vous aident avec votre plan du métro, le temple à l’intersection d’Omotesando et d’Aoyama Dori, le si sincère « Arigatou gozaimasu » à la sortie des combinis, les steams cakes, le thé vert glacé des distributeurs, les chaussettes à rayures d’Harajuku, les mangas si bien alignés de Mangarake, l’immense building de Tokyu Hands, les balades en vélo et en musique en rentrant de Shibuya tard le soir, ces gens si différents et pourtant si humains, on croit qu’on peut s’en passer… mais en fait, non…On ne fait que s’étioler…

 S'étiole

On vit de moments remémorés, de souvenirs furtifs, on les partage dans l’espoir de les rendre plus vivants une fois encore. On ne veut pas se résigner, c’est trop difficile, c’est inacceptable. Pas après ce que l’on a vécu ca serait tourner le dos à tous ce que ces moments, ces expériences nous ont apportées.
Alors, on prefere les user, s’en rappeler sans cesse si bien que la bande s’abîme et qu’il ne reste plus que le souvenir lointain des joies passées et un coeur gros qui étouffe de chagrin.

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